Frelon asiatique : comment le reconnaître et que faire en cas de nid ?

Frelon asiatique : comment le reconnaître et que faire en cas de nid ?

Depuis son arrivée accidentelle dans le sud-ouest de la France en 2004, le frelon asiatique (Vespa velutina nigrithorax) a colonisé la quasi-totalité du territoire. Prédateur redoutable des abeilles, il inquiète les apiculteurs comme les particuliers. Voici l’essentiel pour le reconnaître, comprendre son cycle et réagir correctement.

Comment le reconnaître ?

Il se distingue du frelon européen, plus grand et plus roux, par plusieurs signes :

  • un thorax brun foncé à noir, presque uniforme ;
  • un abdomen sombre avec une large bande jaune-orangé sur le quatrième segment ;
  • des pattes brunes avec l’extrémité jaune ;
  • une tête noire avec une face orangée ;
  • une taille d’environ 2 à 2,5 cm pour les ouvrières, jusqu’à 3 cm pour les reines.

Son cycle de vie

Au printemps, une reine fondatrice, qui a passé l’hiver à l’abri, construit un petit nid dit « primaire », souvent dans un endroit protégé : abri de jardin, garage, avant-toit, haie basse. Quand la colonie grossit, elle déménage dans un nid « secondaire », généralement beaucoup plus haut, dans la cime d’un arbre, parfois sous une toiture ou dans un bâtiment. Ce nid, de forme sphérique ou ovale avec une entrée latérale, peut atteindre près d’un mètre de hauteur et abriter plusieurs milliers d’individus à la fin de l’été.

À l’automne, la colonie produit de nouvelles reines qui s’éloignent pour fonder d’autres nids l’année suivante. Les ouvrières et l’ancien nid, eux, ne survivent pas à l’hiver.

Quels dangers ?

Pour les abeilles et la biodiversité. Le frelon asiatique capture des abeilles devant les ruches et fragilise les colonies. Il s’attaque aussi à de nombreux autres insectes pollinisateurs. Il est classé espèce exotique envahissante et danger sanitaire pour l’abeille domestique.

Pour l’être humain. Sa piqûre n’est pas plus toxique que celle d’un frelon européen, mais elle peut être dangereuse en cas d’allergie ou de piqûres multiples. Le vrai risque survient quand on dérange un nid : la colonie se défend de manière collective et agressive, parfois à plusieurs mètres de distance.

Vous pensez avoir repéré un nid ? Voici les bons réflexes

  1. Ne vous approchez pas et n’essayez pas de le détruire vous-même : ni jet d’eau, ni fumée, ni coup de bâton. Les vibrations et le bruit déclenchent l’attaque.
  2. Gardez vos distances, et éloignez enfants et animaux de la zone.
  3. Signalez le nid sur la plateforme nationale de signalement du frelon asiatique (Muséum national d’Histoire naturelle) ou auprès de votre mairie, qui peut vous orienter vers un dispositif local.
  4. Faites appel à un professionnel équipé et formé pour intervenir en sécurité, avec une tenue de protection adaptée et un matériel permettant d’atteindre les nids en hauteur.

En cas de piqûre accompagnée de gêne respiratoire, de gonflement du visage ou de malaise, appelez immédiatement le 15 (SAMU). Après plusieurs piqûres, même sans allergie connue, consultez un médecin.

Quand intervenir ?

Il vaut mieux agir dès la découverte du nid, et idéalement tôt dans la saison : un nid détruit au stade primaire évite la formation d’une grande colonie. Plus on attend, plus le nid est volumineux, difficile d’accès et dangereux à traiter. En hiver, un nid abandonné n’est plus actif et ne nécessite pas d’intervention.

Notre intervention

Spécialiste de la dératisation et de la désinsectisation, nous intervenons pour détruire les nids de frelons asiatiques chez les particuliers, les professionnels et les collectivités. Chaque intervention fait l’objet d’un compte rendu, et un devis vous est remis au préalable.

https://kh-antinuisibles.fr/extermination-frelon/